Naissance

samedi 30 décembre 2006

MATERIA PRIMERA

Source ponctuelle
Materia primera,
Rayonnante et laiteuse,
chacun de ses points est
un rayonnement,
une sphère d’émanations
de sa nature lumineuse
Par difractions
issues du sujet localisée,
confrontée à l’objectivation
d’autres sujets-points,
apparaît la réalité,
rencontre de deux arcs en ciels
Emis et perçus.
Des arcs en ciels élémentaires,
lumineux et occulaires,
s’étendent sur l’ensemble vibratoire
de tous les états
de la matière première,
de l’éther le plus subtil
à la cristallisation terre
la plus épaisse et grossière,
ouie et odorat en sont les pôles
sensoriels humains.
Ainsi il faut deux sphères au moins,
deux points rayonnant au moins
pour provoquer une relation
instantanée,
où chaque émanation active
soit aussi réception passive
Ainsi est la réalité
issue des perceptions-créations
et de leurs perspectives
différenciées et relatives.
Le temps et l’espace
ne sont que résultante
de la variation du spectre
de la relative étendue,
l’affaiblissant éloignement
de la source du rayonnement.
Ce parce que chaque sphère,
est en quelque façon,
une pleinitude qui devient obstacle
au libre épanouissement
de la lumière
elle-même source infinie.
le multiple et le composé,
la richesse en somme
sont les obstacles
qui fondent le monde
Par leur présence.
la finitude apparaît
coexistence spontanée de l’infinité de points
eux-mêmes infinies sources
rayonnantes de pure potentialité.
la substance première,
vide lumineux,
la plus fine et puissante chose
en elle-même
est naturellement
immanente.

mercredi 20 décembre 2006

la vie "éternelle"

Il était une fois la Vie Eternelle. Il était une fois veut dire dans les contes qu’il est une fois pour toutes, l’histoire non chronologique de ce qui s’y raconte. Il était une fois la Vie Eternelle. La Vie Eternelle est la Vie en tant que principe infini et libre sans conditions.
Elle ne concerne personne sauf La Personne, une anthropomorphe synthèse de tous les vivants à laquelle peut facilement s’identifier l’être de l’humain, afin que l’ensemble de ses qualités et attributs puissent se reconnaître en un seul symbole primordial, à la fois Ancêtre ou Progéniteur. Cette source ou fontaine de jouvence, est aussi celle de la Loi, qui prescrit une série d’actes. Ces actes sont à la fois des moments dramaturgiques, des rites, des actions et peuvent remonter jusqu’à l’intention psychique. Ces actes, s’ils s’intègrent dans la Loi confirment La Vie Eternelle dans sa propre perfection. Si par contre, ils sont orientés vers une autre Raison que celle de l’Esprit de la Loi, alors l’élément qui transgresse se fait « partie » et se distingue de la solidarité collective de la variété interdépendante des êtres identifiés en La Personne et Sa Loi. La Loi, propre au Corps Immortel, reste inchangée. Mais du point de vue de la « Partie » qui s’est distinguée du Tout, l’ego fictif, un déséquilibre de la Paix, de la Justice et de la Prospérité est provoqué. Et ce déséquilibre, cette instabilité provoque une série de séquences, d’instants psychiques qui se succèdent en provoquant des pensées, des mondes imparfaits nommés conséquences.

jeudi 14 décembre 2006

L'ETONNEMENT

La réalité qui m’entoure se présente comme un vaste ensemble de formes. Une seule grande diversité. Une mer de multitudes. Ce qui me trouble, ce sont les vagues, ces intensités dynamiques, ces tensions qui peuvent surgir d’espaces ou de moments particuliers : comme cette soirée ou je suis passé devant une salle d’entraînement sportif où des jeunes s’exerçaient aux figures assez graphiques de la gymnastique. L’exactitude des mouvements, les courbes musculaires, la chorégraphie naturelle de l’ensemble ont convergé pour provoquer une sorte d’éclat. De la mer des formes, une lame de fond intense a jaillit avant de s’échouer brutalement sur les falaises de ma conscience. Après coup, j’ai d’abord interrogé mon désir, afin de vérifier la part d’attraction polaire et sensuelle qui aurait pu diriger mon regard et le nourrir d’intensité. Sans doute y était-ce pour quelque chose dans cette explosion de vitalité. Mais il me semble que ce moment fut plus celui d’une réciprocité de frottements, ceux d’une situation d’un dynamisme considérable, ceux d’une contemplation soudainement attentive et disponible. Des caresses de deux surfaces : celles d’une conscience sensorielle et celles d’un monde objectal particulier, tous deux suffisamment abrasifs, pour qu’une fusion hautement calorifique ait pu avoir lieu,
La dualité classique des apparences a fondu dans les flammes, pour laisser apparaître une catharsis, une seule réalité, le moment se connaissant lui-même. La vacuité des formes n’empêche pas celles-ci de s’embraser dans leurs mouvements réciproques pour laisser jaillir des instants de transparences, d’une beauté spontanée.
Les multitudes dans leur danse, lorsque l’analyse discriminante et nominative est au repos, déposée au fond du pot vide de ma conscience, se retrouvent, se reconnaissent. Les tourbillons, les éclats du vide semblent primitivement complices depuis toujours. L’étonnement est la retrouvaille d’une vieille connaissance travestie sous un nouveau voile.

dimanche 10 décembre 2006

le bon sens et la tradition

Pendant longtemps, la Tradition fut gardée secrète, réservée aux initiés ou à l’intimité du rapport de Maître à disciple. Nous sommes aujourd’hui dans une période particulière, celle de la fin d’un cycle. L’un des symptômes de cette fin de cycle est appelé Apocalypse. Ce mot utilisé par Jean et placé au dernier Livre du Nouveau Testament veut dire « révélation », « dévoilement ». Manifestée sous de multiples aspects différents : l’un d’entre eux est la divulgation et la propagation des textes, des enseignements oraux ou écrits devenus accessibles à tous. L’imprimerie est une magnifique illustration de ce phénomène : des ouvrages traduits et conservés jusqu’alors par les moines se sont multipliés en de nombreuses copies, perdant ainsi leur rareté comme si le diamant était vendu à bas prix sur les étalages des marchés.

Malgré la démocratisation du savoir, qui sous bien des aspects se trouve être une vaste supercherie, la Connaissance reste réservée à quelques-uns, à ceux qui auront fait les efforts nécessaires. Eliminés tous ceux qui ne croient pas, éliminés tous ceux qui appliquent littéralement les symboles, éliminés tous ceux qui prennent des voies séduisantes à leurs goûts mais trompeuses, éliminés tous ceux qui se croient réalisés dès qu’ils en apprennent un peu, éliminés tous ceux qui limitent la validité des textes sacrés à ce qui est vérifiable par la science ou l’Histoire, éliminés ceux qui volent ce savoir pour se donner du pouvoir. La démocratisation du savoir n’a de sens que dans le cadre de la croissance matérielle et la maîtrise de la nature, aux conséquences catastrophiques. Sur le chemin spirituel, elle se présente plus comme le brouillard dont s’entoure le Mage pour se dissimuler. Comme dans le domaine politique, l’information multiple et confuse, employant un vocabulaire simplifié et une grande diversité, autorise seulement les plus malins ou les plus éduqués à s’en sortir, laissant les autres croire qu’ils savent, alors qu’ils n’ont dans leurs mains que des slogans stérils.

Heureusement il y a des voies de Connaissance indépendantes de celles offertes par l’homme, où l’humble dévot, même illettré et sans « savoir » peut accéder à sa propre divinité. La tâche est même plus complexe pour les éduqués, qui, pour permettre au Maître de remplir leur tasse de son bon thé, doivent d’abord la vider, sans quoi le thé s’écoule sur les côtés. Souvent le liquide qui occupe déjà la tasse est une somme de préjugés, fermement établis, et le premier de ceux-ci est au sujet de la raison de la quête. On s’aventure sur le Chemin pour mille et une raisons, la plus part provenant de l’orgueil ou du refus d’un monde qu’on ne comprend pas. On cherche souvent à se justifier son côté « élu », à espérer des pouvoirs, où à rechercher un paradis qui ne serait que la transposition des appétits terrestres dans le ciel. Parfois les raisons sont même morbides, comme si la spiritualité pouvait fournir le moyen de s’annihiler noblement ou une justification pour se séparer de l’autre, impur, alors qu’on serait comme par hasard de la bonne race.

Dans ce grand labyrinthe mondialisé, où les cultures et les siècles se chevauchent indifféremment, où les règles superficielles et circonstancielles se mêlent sans hiérarchie aucune aux principes les plus profonds, se frayer un chemin s’avère incroyablement difficile. On se lancera très vite dans des caricatures, comme devenir végétarien ou ne pas manger de porc, alors qu’on est incapable d’aimer les autres, jugés précipitamment comme indignes. Or il est évident que l’amour de Dieu sans l’amour de ses créatures est une absurdité et un signe de profonde incompréhension du but de la voie. La jouissance masochiste de la renonciation ayant prit la place de l’amour de la vie. Sans ce dernier, l’aspirant ne fera qu’entretenir sa destruction souvent accompagnée par celle des autres. On notera aussi, parmi les erreurs largement répandues, le fanatisme qui n’a pas besoin d’en arriver au meurtre pour exister. Le fanatisme naît dès que l’on est incapable d’accepter l’universalité et les enseignements d’autres voies que la sienne. Encore une fois, on s’imagine parmi les rares, laissant de côté plusieurs milliard d’habitants de la terre, ce qui montre une véritable étroitesse de vision et un cœur bien dur. Le besoin d’appartenance communautaire est parfois si fort qu’il provoque des œillères, tant le chaos apparent fait peur et tant ce qui est proche de notre pensée nous rassure.
Alors que l’un des fondements de l’approche de Dieu est le Mystère, la capacité à s’ouvrir à l’inconnu, le courage de faire face à la vérité nue, quelles que soient nos propres conceptions de départ. Il faut oser ne plus rien savoir, oser découvrir qu’on s’est trompé.
Il faut aussi être capable de comprendre que l’universel s’exprime dans la diversité et non dans l’uniforme, qu’un rituel précis peut-être aussi efficace qu’un autre, même s’ils semblent se contredire l’un et l’autre. La Vérité « n’est pas de ce monde », aussi est-t-il stupide de la plaquer sur l’une de ses parties. Qu’un eskimo mange de la chair crue ne fait pas de lui un être moins proche de la réalisation, qu’un Jaïn indien qui se voile la bouche pour ne pas avaler par mégarde un insecte. Il y a une harmonie interne aux rites qui naissent dans des climats et durant des époques différentes. Aussi vaut-il mieux ne pas se fixer sur les tabous et les lois des religions qui, avant de se rencontrer dans cette globalisation, pouvaient être universelles dans le cadre d’une région donnée ignorant l’existence des autres. C’est pourquoi la religion catholique est universelle ( par définition ) tout autant que l’Islam ou que l’Hindouisme. De la même façon, il y a plusieurs « centres du monde », plusieurs cités sacrées, plusieurs terres promises. Il s’agit aujourd’hui de comprendre ce qu’elles ont en commun, non de façon scientifique, ce qui impliquerait une statistique des récurrences absurde qui déboucherait sur une analyse quantitative- on pourrait déduire avec ce raisonnement que la religion la plus peuplée serait la plus valide, ce qui serait totalement faux, mais de façon analogique, conservant la verticalité hiérarchique des symboles, qui ont un sens concret et pratique, métaphorique et archétypal. On comprendra alors ce qu’est Le centre unique du monde, ce qu’est La cité sacrée ou La terre promise dans une dimension supérieure, unitaire, mais ayant plusieurs pendants historiques.
L’humanité actuelle est marquée par la mixité. Cette mixité ne rentre plus dans le système ancien des castes Hindoues, ni dans la division traditionnelle des tâches comme le sacerdoce, le pouvoir temporel des rois, les commerçants, les artisans et les parias. Il est indiqué que dans les temps du Kali-Yuga ( l’âge de fer actuel ), les conditions cycliques auront pour conséquences d’amener à la confusion complète des varnas (« qualités » ou castes). Le Tantra-Sastra envisage la possibilité de constitution rituelle d’une cinquième caste, samanya, qui se présentera comme le reflet inversé de l’Unique Caste, hamsa des temps primordiaux. En fin de Kali-Yuga, « de la plus haute à la plus basse appartenance, tous ceux qui ont deux jambes sont éligibles pour le Kaulacacara » ou « Cet indigne Kaula qui refuse d’initier un non Aryen ou un barbare dans le Kaukacara ou une femme, ceci dans un grand irrespect pour elle, va sur la voie de sa chute ». C’est du fait des conditions cycliques que la naissance masculine a été privilégiée au niveau formel à partir du Treta-Yuga dans la Tradition. A l’extrême du Kali-Yuga, le sexisme, le racisme et toutes les thèses « sanguines » se perdent dans une mixité qui n’autorise plus la discrimination dogmatique. Les cultes aussi sont quasiment tous syncrétiques, il n’y a donc plus vraiment de religion « pure » si tant est qu’elle ait un jour existée. Lorsque l’on change les conditions les règles changent. C’est pour les mêmes raisons qu’on arrive à faire bouillir de l’eau à moins de cent degrés en haute montagne. Il ne s’agit donc pas de tolérance politiquement correcte à l’égard des autres voies mais bien d’une compréhension réelle de leurs universalités dans le principe.
Il faut aussi prendre en compte qu’il y a aujourd'hui des moyens plus adaptés que d’autres, indépendamment des voies respectives, pour s’éveiller. Les climats ont changé, tout autant que la nature corporelle des êtres humains sans parler de leur alimentation. Le langage aussi . De préférence orale, l’écrit étant réservé aux prêtres puis aux gouvernants pour sa qualité magique. Nos ancêtres avaient une mémoire de nature différente de la nôtre. Ils pouvaient assimiler des milliers de mots différents et connaître des mythes gigantesques en détail et les réciter. Nos prothèses livresques actuelles rendent notre mémoire différente, marquée plus facilement par des stimuli visuels. Le monde visuel et la représentation étant généralisés, il est probable qu’une idole alors très puissante sur le psychisme, ne soit pour nous qu’un détail dans la multitude d’empreintes visuelles. Aussi nous faut-il transposer la loi de Moïse sur un plan moins littéral. Mieux vaut-il peut-être encore adorer Dieu sous une forme grossière et non abstraite que de ne pas le voir du tout, surtout dans une époque qui prétend l’avoir tué. Il faut aussi savoir que les peuples qui ne représentent pas sont souvent nomades à la différence des sédentaires qui ont toujours représenté. Le rapport au temps et à l’espace, à l’audition et à l’écoute étaient très différents pour les deux peuples. Les uns vivant de l’agriculture les autres du bétail, les lois à l’égard des femmes et de leur rôle étaient différents aussi. Le nomade a privilégié la loi du ciel, le sédentaire la loi de la déesse Mère.
Aujourd’hui, dans la confusion générale et suite aux invasions régulières des peuples qui ont eu chacun leur tours raison de l’Histoire, les lois dites absolues se sont plaquée de façon souvent arbitraire à des circonstances nouvelles et donc inadaptées. Les religions du Livre heureusement ont prévu la relecture interprétative, mais qui n’en connaît pas les règles, comme celles de Moïse Maimonide dans son Guide des Egarés par exemple, tombe dans le piège de la lecture au premier degré, le laissant soit incrédule à cause de la confrontation avec la réalité de son temps, soit fanatique en privilégiant le texte au contexte de son temps. L’un finit athée, l’autre intégriste, et seuls quelques initiés s’en tirent indemnes, accédant à une sagesse qui transcende le passé, le présent et le futur. Ce sont ces derniers qu’il s’agit de comprendre et de suivre. Ils ont su – à n’importe quelle époque, comprendre la complémentarité de Platon, de Hermès, de Jésus, de Bouddha, de Krishna et bien d’autres. Le Judaïsme a puisé sa sagesse partout où les hébreux ont été captifs ou vaincus, le Christianisme est issu de la Palestine comme de la Grèce, Rome et des Celtes, le Bouddhisme est issu de l’Hindouisme et s’est mélangé à toutes les cultures tribales ou shamaniques des terres qu’il a « civilisé » et l’âge d’or de l’Islam, fut caractérisé par l’ouverture aux philosophes grecs, à l’Hindouisme, au Bouddhisme et au Zoroastrisme tout autant qu’à la Science. Les canons respectifs de toutes ses traditions sont à prendre comme des supports communautaires. Pour les âmes errantes en quête de vérité, elles sont des conservatoires, des bibliothèques, des puits de sagesse qui se recoupent dans les eaux souterraines. Une fois avoir intégré qu’elles viennent d’une même Tradition Primordiale, invisible et qu’il est pratiquement impossible et vain de reconstituer, il s’agit de prendre la voie qui est la plus adaptée à ses besoins, prenant en compte sa qualité de réceptacle, corporel, mental et psychique. La progression dans cette voie étant une condition essentielle de l’approche de l’Universel par le Particulier. Le voyage d’une voie à l’autre sans jamais s’arrêter et se fixer est un symptôme d’instabilité et de doute, qui doit un jour s’estomper pour laisser place à l’acceptation, signe de renaissance et de relativisation de l'égo fictif.

Même s’ils sont souvent désuets en apparence, les principes moraux restent souvent essentiels à appliquer. Rechercher uniquement des causes sociales ou pratiques à leur fondement est complètement anachronique, dans la mesure ou l’on projette notre conception actuelle de l’éthique ( maintient de l’ordre social, protection du faible, sens logique, raisons économiques…) sur une époque qui a été dirigée non pas par le peuple, mais par des rois, et même avant par des rois soumis à des prêtres. Or les prêtres étaient les détenteurs et représentants des lois divines. C’est à dire que les lois morales étaient l’application en bas des lois du monde d’en haut. La morale est en soi une décadence. Une décadence dans la mesure ou séparée des lois du cosmos matériel et immatériel, elle devient des lois fondées sur l’arbitraire de la nécessité humaine, conditionnée par une conjoncture. Sans perspective sur l’impact général a long terme de telles lois humaines, nous avons déjà détérioré en profondeur la nature, fabriqué des monstres techniques qui limitent l’épanouissement humain à une aliénation fonctionnelle, et poussé à la discussion perpétuelle des notions de bien et de mal oscillant entre libéralités excessives et puritanismes liberticides. Mais à chaque pas que fait l’homme vers sa chute, le seigneur des mondes semble la compenser par une nouvelle chance à l’homme d’en sortir et de retrouver le chemin. Aux hommes de saisir ces chances à chaque instant, en connaissance des signes et des vertus de la divinité de leur élection ou par laquelle ils se sont sentis choisis. Quel que soit sont champ d’application (sciences, agriculture, industries, arts, politique…) l’action humaine peut s’intégrer ou non dans les lois de sa nature primordiale. Elle peut s’en détourner et provoquer des conséquences irréversibles à ses risques et périls mais au mérite de tenter de nouvelles libertés ou s’y conformer en assurant la pérennité de la famille, du clan, de la société, de l’humanité en général et de la vie elle-même.
L’ordre n’est évidemment pas imposable, car il devient dans ce cas une forme de la fatalité. Il doit être trouvé par chaque individu, apprenant la maîtrise de son esprit. Le changement réel ne se fera que par contagion et sans la force. Les hommes copient, imitent, ce que leur perception leur permet de trouver intelligent ou sensé. Il convient donc au saint d’être un juste de la tête au pied. Ceux qui ont le dos trop courbé par leur sort pourront en adorer les pieds et progresser tout autant que ceux qui ont la chance d’avoir la tête haute et qui en sont devenu orgueilleux pourrons se courber devant le rayonnement de son visage.

extrait du Grand Jeu

« Car délivrés, nous sommes à la fois des brutes brandissant des amulettes de leurs instincts de sexes et de sang, et aussi des dieux qui cherchent par leur confusion à former un total infini. Le compromis « homo sapiens » s’efface entre les deux. »

« Le Grand Jeu est primitif, sauvage, antique, réaliste. »

dimanche 3 décembre 2006

Le Pays Perdu

Comment le monde fut un jour désiré,
par les hommes qui n’étaient pas nés.

La caresse lumineuse de l’aurore le fit sortir en douceur de sa torpeur. Le paysage intérieur qui l’entourait était traversé de souffles qui traduisaient tous ses désirs. Il désirait manger, un arbre était là pour le nourrir de fruits. Il désirait marcher, les prairies et les contrées défilaient devant ses yeux. Il désirait voler, un oiseau planait au-dessus de lui, il n’avait qu’à aimer être cet oiseau et il découvrait les merveilles de son pays. Parfois, il se contentait juste d’admirer les tigres qui se caressaient les uns les autres. Aussi comprit-il que toutes ses créatures étaient plusieurs et lui unique. Elles étaient les fruits de ses désirs. Il pensa au tigre et s’interrogea :
« Tigre, pourquoi caresses-tu ta femelle ? »
Le tigre songea :
« En nous caressant nous sommes à la fois un et deux, c’est beau de se retrouver, c’est beau de se séparer, nous sommes heureux »
Il pensa alors :
« Moi aussi je suis heureux, mais je ne peux pas dire : nous sommes heureux »
Naquit alors en lui le désir de pouvoir dire :
« Nous sommes heureux »
C’est ainsi qu’il rencontra une femme sur son chemin. Elle était d’une grande beauté, une beauté qui pouvait remplacer tout l’univers qu’il avait créé. Il songea :
« Es-tu celle avec qui je pourrais être à la fois deux et à la fois un ? »
Elle pensait à son tour :
« Es-tu celui avec qui je pourrais dire nous sommes heureux ? »
Il fut très troublé. Jamais il n’avait rencontré sur son chemin, un être qui désirait autant que lui, qui pouvait vraiment désirer. Le monde n’avait été jusqu’à ce jour que sa création, issue de son songe et de l’énergie de son désir. Jusqu’à cette rencontre, il était le seul témoin des apparitions et le seul à s’en contenter. Il s’interrogea :
« Es-tu là depuis toujours ? As-tu créé ce monde par tes désirs ? »
Elle répondit avec son cœur, étonnée de la question :
« Bien-sûr, tout ce que je vois, je l’ai désiré. Une pensée, un songe et l’apparition est devant mes yeux »
Il commençait à aimer ce jeu, et se dit :
« Là elle ne m’aura pas … Et moi, m’as-tu désiré pour que je sois ? »
Elle se mit à rire avec grande assurance et le regarda de haut en bas :
« Oui, je t’ai crée par mon désir de pouvoir dire nous sommes heureux, et je vois que j’ai bien désiré, tu es très beau ! »
Cette pensée fit l’effet d’un coup de tonnerre, et le monde devint soudainement menaçant. Il sentit qu’on pouvait le voir. Il sentit qu’il avait un corps, il sentit qu’on pouvait désirer autant que lui, il senti que tous les animaux avaient été ses sujets et qu’ils avaient toujours répondu ce qu’il voulait qu’ils répondent, il senti qu’il avait cru tout pouvoir depuis toujours et que depuis sa rencontre tout sera changé. Il apprit qu’il y avait un passé, qu’il y a un présent et même un futur. Il comprit en regardant les yeux de la femme qu’il était séparé, que son intérieur lui était propre, mais que son monde était partagé. Elle pensa :
« Pourquoi prends-tu peur bel homme ? Je n’ai pas désiré que tu aies peur ! J’ai désiré être heureuse avec toi ! »
Il songea :
« j’ai envié le tigre, alors qu’il m’est soumit ! J’ai envié et me voilà soumit ! »
Constatant qu’il avait des désirs troublés et chaotiques, qu’il provoquait l’orage après le beau temps, la femme se vexa : « Quand tu reconnaîtras à nouveau ton désir, je reviendrai, car je suis ton désir ! En attendant reste seul ! »
Elle s’envola sous la forme d’une colombe vers les mondes qu’elle avait créés.

Seul à nouveau, l’homme ressenti une belle part de liberté. Le monde lui était neuf à nouveau et il s’amusa à créer des animaux et des plantes pour son grand plaisir. Il créa de magnifiques paysages, des oiseaux de toutes les couleurs, des arbres aux allures majestueuses, et des fruits délicieux pour goûter de nouvelles choses. Mais au bout d’un certain temps, il s’ennuya. Il était troublé par des souvenirs. Il imaginait le futur. Le temps avaient décidé de lui faire peur. Il craignait de perdre, il espérait gagner. Il vit que son angoisse le faisait vieillir, car des entailles qui ressemblaient aux falaises apparaissaient sur ces mains. Des animaux se mirent à mourir, les arbres à se dénuder de leurs feuilles. Le monde devenait triste. Le tigre qui était devenu vieux et blanc, vint à sa rencontre :
« Seigneur, que se passe-t-il ? La terre semble devenir hostile, et j’ai faim. Si tu regrettes tes désirs, ils se retourneront contre toi ! Alors reviens à tes esprits Seigneur, car si tu ne te décides pas, je serais obligé de manger tes créatures. »
« Je ne sais plus qui est le Seigneur, tigre ! J’ai rencontré une femme qui désire autant que moi ! »
« Ne l’as-tu pas désiré pour qu’elle apparaisse ? Ne m’as-tu pas envié, toi qui m’as donné une famille ? »
« Oui, mais elle aussi a désiré que je sois, alors qui est le seigneur ? »
« Tu as désiré être un en étant deux. Tu as désiré partager ton bonheur. Tu as désiré pouvoir dire nous sommes heureux : c’est maintenant vous qui êtes le seigneur. »
« Ni elle, ni moi ? »
« Ni elle, ni toi ! »
« Que dois-je faire pour être le seigneur à nouveau ? »
« Tu dois être un en étant deux ! »

L’homme suivit le conseil du tigre, qui était devenu fort sage.

L’homme alla retrouver la femme en voyageant dans les cieux.
Sur son chemin, il trouvera un jeune petit homme.
« Qui es-tu petit homme ? »
« Je suis l’enfant né d’une mère et d’un père ! »
« Mais je suis le Seigneur, seul moi peut-être père ! »
« Non, seigneur, tu n’es pas mon père, tu es seulement celui qui a désiré ma mère ! »
« Où es ta mère alors ?
« Avec mon père, l’homme qui sait ce qu’il veut ! L’homme issu des désirs de ma mère ! »
« Il n’y a pas d’autres hommes que moi ! »
A ce moment apparu un homme magnifique. Il était mince et grand, les traits très joliment dessinés. Sur son front il y avait une étoile, et il portait des tresses. Sa nudité était troublante tant il dégageait une atmosphère de puissance et d’amour. Au-dessus de lui de splendides perroquets rouges et verts tournoyaient, et autour de lui, une armée de jeunes tigres. Il pensa :
« Bienvenu frère non-né ! Je t’offre l’hospitalité dans le monde que j’ai désiré avec ma femme »
La femme apparut à son tour, pleine de parures de fleurs et dégageant elle aussi une magnifique aura d’amour.
« Je te reconnais, tu es celui qui n’a pas voulu de moi ! Je ne t’en veux pas, nous sommes heureux maintenant, j’ai désiré un homme pour partager avec moi le bonheur, mais cette fois j’ai désiré un homme qui ne doute pas de ses désirs ! »
« Comment pouvez-vous être trois alors que je n’ai désiré que la femme ? »
« Tes désirs sont réalisés, les nôtres aussi ! Tu as désiré la femme, qui peut désirer ce qu’elle veut ! » Répondit le bel homme.
« Je ne suis pas content de mon désir, il ne me rend pas heureux, car je ne suis plus le Seigneur ! »
« Mais nous sommes tous le seigneur ! Ne voulais-tu pas pouvoir dire nous sommes heureux comme le tigre ? »
« Comment pourrais-je dire nous sommes heureux, si moi-même je ne le suis plus ? »
« Tu n’es pas heureux parce que tu as douté, non parce que nous sommes plusieurs »

La nuit tomba sous l’orage tant il était furieux.
Malade de jalousie, et à cause de sa colère, le pays de ses désirs devint encore plus hostile et les tigres se mirent à manger d’autres créatures. Les fruits se mirent à pourrir et la famine se propagea. Tout ce qui était né de ses désirs se mit à vieillir, à mourir ou à souffrir de la faim. Les loups hurlèrent, les vautours mangeaient les cadavres et les prairies devinrent des déserts.
Seul le pays des amants était resté comme avant, sans le temps ni la peur. Le bel homme lui demanda de partir, car il sentait qu’il devenait dangereux.
« Vas-t-en et occupes-toi de ton pays. A cause de toi, nos pays ne sont plus un monde de désirs partagés. A cause de toi mon pays a une frontière. A cause de toi les animaux hors de mon jardin son hostiles et affamés. Allez, vas-t-en ! Je ne t’en veux pas, mais ne t’approche plus de ma famille car tu es un danger pour le bonheur »
Furieux il répondit :
« Comme toi je suis non-né, aussi ne pouvons nous pas mourir. Sache cependant que j’ai maudit ma terre et que si ton fils s’y aventure, il en mourra, car il se trouve issu de génération et peut donc mourir. Pour lui je n’ai pas de compassion, car il ne m’a pas reconnu comme Seigneur ! »


Le bel homme dessina un cercle autour de son jardin, pour marquer son territoire, afin qu’il n’y ait pas de confusion entre la vie et la mort, entre la joie et la tristesse, entre la prospérité et la misère.

Depuis ce jour, il y eut deux pays, celui issu des désirs, l’autre issu de l’envie.

Un jour, distrait par ses pensées, le petit homme né d’un père et d’une mère ne distingua pas la frontière des deux pays et marcha du côté de l’envie. Lorsqu’il s’en rendit compte, il était déjà trop loin du pays de ses parents, loin du monde sans le temps, loin du monde des amants.
Si loin qu’il en perdit le chemin et ne su jamais le retrouver. Car le pays de l’envie est un monde de brumes. Le petit homme gardera pour toujours le merveilleux souvenir du pays perdu. Mais voilà que le temps, issu du pays de l’envie vint ronger sa beauté. Il se senti perdre ses forces. Alors qu’il faiblissait, apparu le maître des lieux :
« Ah, te voici enfin petit homme. N’avais-je pas prévenu ton père que si tu t’aventures chez moi tu mourra ? »
« Je ne sais même pas ce qu’est la mort ! »
« La mort ne touche que ce qui naît, ce qui commence finit. Moi je n’ai jamais commencé, aussi ai-je toujours été et serais-je toujours, mais toi qui un jour a commencé tu subiras la loi que j’ai édictée !
« Je ne me souviens pas du jour où j’ai commencé ! »
« Alors tu n’es pas le fils d’un père et d’une mère, comme tu me l’as un jour si fièrement affirmé ? »
« Je ne sais plus, la brume me trouble l’esprit »
« Tu as le choix petit homme ! Soit tu reconnais être né d’un père et d’une mère et alors tu as commencé et alors tu mourras ! Soit tu me reconnais comme seigneur et renie ton père et ta mère, alors tu n’auras ni commencement ni fin ! »
« C’est un piège que tu me tends, car ton pays est désolation ! Les arbres y sont secs, les animaux se dévorent, comment être sûr qu’il n’y pas de mort là où tu es Seigneur ? »
« Les animaux et les arbres sont d’un règne inférieur, il ne peuvent désirer autant que moi ! Toi tu es homme, capable de désirer comme moi. Ce que tu crois, tu le vois.

« Oui, je m’en souviens, mais égaré par mes pensées, j’ai oublié ou j’étais. Aussi je me sens faiblir, aides-moi je t’en prie à retrouver le chemin du pays de mes parents, du pays des amants, du pays sans le temps »
« Tu ne m’as pas reconnu comme Seigneur moi le grand jaloux. Et maintenant tu me veux pour guide ? Quel aveu de faiblesse ! Je ne souhaite pas revenir sur ma promesse, aussi tu mourras ! Cependant j’ai pitié de toi, car ta faiblesse ne menace pas ma force. Voici une compagne avec laquelle tu pourras donner naissance.
Elle sera ensorcelée d’envies, tout autant que toi !
Mais si tu retrouve le désir enfoui dans tes souvenirs, alors enseigne-le à tes enfants, et peut-être un jour ils retrouveront le chemin du Pays perdu. »

vendredi 1 décembre 2006

MUTATIO

Code genesis 1

Le monde est issu de source-0
De son infinie potentialité sont issus les rayons
Les rayons sont infinité de croix
Symbolein 7 directions
centre-haut-bas-droite-gauche-devant-derrière
symbolein 3 tempo linéaires
passé-présent-futur
symbolein 4 tempo spirales
Age or
Age argent
Age airain
Age fer

Source-0 pur esprit
toujours infini
Toute partie
Est état d’esprit

Près de source-0 substance subtile
Etat lumineux
Loin de source-0 matière dense
Etat obscur

Ether-ouie
Air-toucher
Feu-vue
Eau-goût
Terre-odorat

Solve-coagula
Equilibré en 0
Solve-coagula
MUTATIO in tempo

SOURCE-0 EN TOUS POINTS
SPHERE RAYON INFINI
CENTRE NUL PART

DANS LE CŒUR DE HU-MAN SIEGE LE PUR ESPRIT
SOURCE-0 EST PUR ESPRIT

DU PUR ESPRIT EST ISSUE
CETTE FANTSAM-AGORIE


Code GENESIS 2

MUTATIO EST NATURE-CIVILISATION
IN TEMPO
SOURCE-0 FONDE LES ROTA
CHAQUE ROTA EST DECALOGUE LEGIS
SYMBOLEIN 7 DECALOGUE LEGIS
REGNE MINERAL
REGNE VEGETAL
REGNE ANIMAL
REGNE HU-MAN
REGNE ANGELI
REGNE ARCHANGELI
REGNE DEI
UN SEUL REGNE EN SOURCE-0
DIABOLEIN CON-FUSIO

MUTATIO EST NATURE-CIVILISATION
PAS DE SEPARATION

SOURCE-O AMORE
HU-MAN REGNATRIX





ENTRE CENTRE ET Périphérie
IL Y A ARBOR-ESSENTIA

MUTATIO EST NATURE-CIVILISATION
LA CITE EST UNE ROTA
IL Y A DEHORS CHAOS
IL Y A DEDANS CHRONOS
AU CENTRE AXIS MUNDI
LES ROTA TOURNENT
En SPIRALES
HU-MAN EST LIBRE AU CENTRE DE LA ROTA
HU-MAN EST ESCLAVE EN Périphérie

MUTATIO EST NATURE-CIVILISATION SOLAIRE
CONNAIS-TOI TOI-MÊME
TU ES UNE ETOILE
TON CŒUR EST LA PORTE
VERS SOURCE-0


COde GENESIS 3


COMMENCE LE COMBAT
ENTRE CORPS ET ANTI-CORPS
ENTRE SYMBOLEIN ET DIABOLEIN
LA CONNAISSANCE DE SOI EST LUX
L’IGNORANCE DE SOI EST OBSCURATIO

SOURCE-0 EST SOI
SOI EST SOURCE-0

CETTE SYMéTRIE Créée LE MONDE
LORSQU’ELLE EST EN PéRIPHéRIE
Cette symétrie est le monde
Lorsqu’elle est en Axis mundi

Ainsi ne prends pas parti(E)
Incarne AMORE
ET RASSEMBLE GENESIS
EN SYMBOLEIN

CHAQUE PARTI(E) EST ESCLAVE DE MUTATIO
LA GRANDE CITE GENETIQUE
AUX MILLES DECALOGUES
AU CENTRE TU LA VOIS TOURNER
EN PERIPHERIE TU TOURNES SOUS SA LOI

MUTATIO EST RELIGION DU CHANGEMENT
LA mode SA BEAUTE
La science SON DOGME
L’argent SON POUVOIR
Le futur SON MYTHE
Elle est OGM rota
En elle rien de bien nI de mal
Elle est la terrifiante mutatio

Les non-mutants SES MORTELS
Les mutants SES IMMORTELS
SOLIDAIRES LES HU-MAN TOURNENT
INTEGRES AUX CODES
LES HORS-CODES PERRISSENT
AINSI PROGRESSE
LA SPIRALE
De MUTATIO VERS l’INCONNU
MUTATIO EST NATURE-CIVILISATION SOLAIRE

CONNAIS-TOI TOI-MÊME
TU ES UNE ETOILE
TON CŒUR EST LA PORTE
VERS SOURCE-0

°°°

Les Pensées sont des plantes
Des cristaux mutants
Il n’y a pas de pensées sauvages en mutatio
Il n’y a QUE DES PENSéES GENETIQUEMENT MODIFIEES
Ainsi ne crois pas aux pensées
Toute pensée est religion de mutatio
Les lettres mères n’existent plus
La langue source est modifiée

°°°


mutatio divise les hu-man par les prêtres
mutatio divise les Hu-Man par les savants
ils sont les modificateurs de la Langue source
la langue source est inaccessible
elle est SILENCE et TOUTE PUISSANCE
Seuls ses reflets apparaissent aux songes
Seuls ses reflets apparaissent au voyant
le monosyllabe est un symbole
SOURCE-0 EST LE VERITABLE ORATEUR
LA SPLENDEUR DE SA PAROLE
EST PURE INTELLIGENCE

MUTATIO EST SON POEME
DRAMATIQUE
DHARMATIQUE
PAR ELLE RAYONNE SA GLOIRE
MUTATIO EST IMAGINATION
PROVISOIRE ET PROGRESSIVE
SES PIERRES NE SONT QUE SABLE
EPHEMERES SONT SES FORMES
ELLE EST LA GRANDE CITE SPIRALE
UN ROYAUME D’ETOILES
UNE GALAXIE DE SYSTÊMES



°°°


LES PRÊTRES PROMETTENT ETERNITE
LES SAVANTS PROMETTENT IMMORTALITE
SEULE SOURCE-0 EST AU-DELA DU TEMPS
EN TOUT POINT INFINIMENT PETIT
ET INFINIMENT GRAND
SOURCE-0 SE CONNAÎT PAR ELLE-MÊME
ET PAR LA PARTICIPATION
DE L’EXPERIENCE DES ÊTRES LIMITES

Les êtres limités
Le sont par identification
Et CROYANCE
AINSI PROJETTENT-ILS
LEUR ÊTRE DANS DES FORMES FINIES
ET SE CONDAMNENT à NAîTRE et MOURIR
ET SUBISSENT TOUTES LES TRANSFORMATIONS
ISSUES DE LA GUERRE PéRIODIQUE DES FORMES
MUTATIO,
LA CITE NOUVELLE

LE FLUX PROPHETIQUE EST POUVOIR
IL S’INCARNE PAR LE CONFLIT DES FORCES
IL TRAVERSE TOUS LES CHAMPS
LE POUVOIR EST FLUX
IL NAÎT DE FOYERS MULTIPLES
ENTRE EN CONFLIT AVEC LUI-MÊME
FORCE CONTRE FORCE
IMMANENCE

LA GUERRE EST PARTOUT
ENTRE FORCE ET FORCE
TRANSVERSALE
Aux AMOURS
Aux PENSEES
Aux ECHANGES
Aux POLITIQUES
Aux ARTS
Les Hu-Mans sont traversés
Par cette radioactivité
Par ces ondes de chocs
Par ces e-motions



Comme des toiles contagieuses
Les forces naissent de multiples foyers
Et circulent par courants de forces
Elles se croisent et se combattent
Pour donner naissance à de nouveaux foyers
AINSI TOUTE IDENTIFICATION
EST MALEDICTION
UNE MANCIE

SOIT CONSCIENT
DU DRAME
QUE L’AUTEUR PROJETE
ET JOUE SON VERBE
AVEC TALENT

LIBRE C’EST ETRE
LE BIEN EST RESSEMBLANCE
A SOURCE 0
LE MAL EST DISSEMBLANCE
A SOURCE 0

OR SOURCE O
EST UNIQUE
SIMPLE
BEAU
PARFAIT
ET AMORE
ET RIEN DE TOUT CELA
MAIS BIEN AU DELA

LIBRE EST CELUI
QUI CHOISI
LA CONFIDENCE INTIME
L’AMOUR EN SECRET
DE L’ETRE POUR LUI-MEME